- Avec le temps qui passe, les cours tout ça tout ça, on finit par ne plus de rendre compte de ce que nos vies représentent. Enfin réflexion de malade je sais, mais c'est ouf ce que la vie devient spéciale maintenant. Tu grandis, tu commences à pouvoir regarder le chemin que t'as fait. Et du coup je me rends compte qu'en un an tant de choses peuvent changer. Et oui bien sûr j'y crois, du moins j'ai cru que les gens aussi pouvaient changer. Et ils changent, mais demeurent les mêmes dans le fond. Donc je suis là, à 23h10 un samedi soir, à écrire un texte incompréhensible sur ma Sophie et moi, et nos vies, et la vie. Genre un texte sur la vie, genre sur "la vie", GENRE.
Bref, pour lui, celui qui t'aime encore, enfin qui est toujours là pour le moment, la fin de cette histoire est entre tes mains et tu as des mains d'ange. Et pour lui, il est loin maintenant, celui qui t'a aimé et qui t'aimera toujours, à sa manière, je crois; tu sais gérer, t'arrives à ne pas y penser et même si au fond de toi les choses sont telles qu'elles sont, tu sauras t'y faire. Enfin pour le reste, à part des centres d'intérêt & de bons moments, tu ne dois pas savoir plus que moi ce que ça t'apporte ; mais l'agréable est trop important, être bien devrait être notre priorité, c'est pour ça que tu fais les bons choix. Blabla, blabla.
On est vraiment pas pareilles. Famille, origines, amis ; rien en commun. Au fond, on mène toutes les deux nos vies comme des chefs d'orchestre un peu bourrés, un peu bizarres, pas très loquaces. Faire les choses à notre manière, se secouer la tête pour des stupidités, tenir à des détails qui comptent tellement et s'en foutre royalement de tout au final. Parce qu'au lieu de s'essouffler à suivre les gens, on s'en fout et on fait ce qu'on a à faire. La seule chose qui nous rapproche c'est la manière dont on gère les choses, et t'es bien la seule à faire tout ça comme moi. Enfin voilà.
Je sais même pas pourquoi j'écris tout ça. Là tout de suite je suis juste crevée, j'ai mal à la tête, et j'ai envie de crier au monde entier que je déteste les gens, que sortir de chez moi le matin me donne envie de hurler, que rentrer chez moi le soir me donne envie de pleurer ; que je déteste le dehors et le dedans, que je n'aime pas les amis de mes amis, que j'aime la vie mais pas la mienne, que je n'en peux plus de me retenir autant. Et alors on se demande jusqu'à où ça nous emmènera. L'issue de ce gros foutage de gueule ? Desperate Housewives, Grey's Anatomy, Gossip Girl, One Tree Hill, How I Met Your Mother, The O.C.. Je sais que tu sais. On a quand même une famille, on a peut-être des amis.
sandra aime sophie, et est vraiment fatiguée .